Do It Yourself

Print Friendly

C‘est la paix qui est révolutionnaire.

Avec
de la chance
du temps
et beaucoup de travail,
on peut le voir, peut-être,
une fois dans sa vie.

Mais il nous manque le plus souvent un ou l’autre de ces trois termes nécessaires.
Aussi la paix est-elle rare, d’autant que les fournisseurs honnêtes n’ont pas d’étal à la télévision.

La chance c’est l’occasion de percevoir une fois dans sa jeunesse que notre humanité est première, qu’elle s’étend à toute la sphère et s’en tenir à cela mordicus à la façon d’un voeu définitif.

Le temps c’est celui qu’il faut pour la patience (manifestement la chose la plus longue chose à apprendre)

Le travail c’est ce que je fais avec tout ça : la moitié de mon bonheur vient de ce que me donne le monde, l’autre moitié vient de ce que j’en fais.

Les prétentions révolutionnaires sont monnaie courante, elles ont en commun de vouloir du sang, de la vengeance et de l’extermination, puis, fatiguées, de réclamer de l’ordre à tout prix.
Aussi, en matière de paix,
ce sont les cimetières qui donnent l’exemple.

Mais la révolution véritable (celle qui serait sensée) serait la paix, celle que tout le monde a au berceau dans son cahier des charges, mais dont nous déclinons si facilement toute compétence à améliorer le code, pour 36 000 raisons regrettables absolument indépendantes de notre volonté.

Être adulte signifierait avoir fini sa guerre (de préférence sans assassiner).

Mais tant que les écoles, TOUTES les écoles, programmeront les enfants à suicider Mozart, la révolution portera bien son nom
qui dit qu’elle tourne en rond, petit patapon …